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AIPS-Afrique : Amadou Diouldé Diallo rend hommage à ses illustres devanciers

L’historien et journaliste sportif guinéen, Amadou Diouldé Diallo, en séjour au Royaume chérifien, a répondu à nos questions au siège de l’AIPS-Afrique à Casablanca. Dans cet entretien, il parle de l’objectif de son séjour au Maroc et de la rénovation du siège de l’AIPS-Afrique, en sa qualité de Vice-président de cette structure.

 Guineesports.net : Dans quel cadre séjournez-vous actuellement au Maroc ?

 Amadou Diouldé Diallo : Je suis actuellement au Maroc dans le cadre d’une mission de l’AIPS-Afrique, qui coïncide avec le CHAN 2018. Du foot plein les yeux que je vis au complexe sportif Mohammed V et à la télévision.
Comme vous le constatez, le siège de l’AIPS-Afrique est en rénovation, grâce à un financement du gouvernement marocain, à travers l’Institut national du développement humain, pour une enveloppe estimée à 400.000 dirhams. La Marocaine des Jeux a également offert 100.000 dirhams à l’AIPS-Afrique pour mener ses activités. Il faut savoir que l’AIPS-Afrique est la nouvelle appellation de l’UJSA (Union des journalistes sportifs africains), dont le siège porte le nom de son premier président, le Congolais de Kinshasa Thsimpupu wa Thsimpupu, qui sera par la suite ministre des Sports de son pays. Il faut également souligner que le charismatique et brillant journaliste sportif, amoureux de la Guinée et de ses beautés, a épousé lors d’un de ses voyages à Conakry, notre sœur Nima Sow, qui vivrait présentement à Bruxelles, après le décès en 2005 de son illustre mari.

A travers vous, la Guinée est représentée au sein du Bureau exécutif de l’AIPS-Afrique. Qu’est-ce que cela vous inspire comme réaction ?

Je me réjouis de la visite que vous effectuez dans les locaux de l’AIPS-Afrique ici à Casablanca, pour la simple et juste raison que je me considère comme un héritier des œuvres intarissables de mes aînés et prédécesseurs, parmi lesquels figurent deux membres fondateurs en 1970 à Khartoum, au Soudan. Il s’agit de Boubacar Kanté et de Pathé Diallo. C’est ce dernier qui rédigea les textes constitutifs de l’Union qui eut pour premier président le Congolais de Kinshasa Lucien Tshimpupu wa Tshimpupu, en présence de l’Ethiopien Fekrou Kidane, de l’Ivoirien Thiam Belafonte, du Congolais de Brazzaville Jean Gilbert Foutou etc…C’est autant dire qu’entre la Guinée et la presse sportive continentale, il ya une longue histoire. Notre pays est le seul à ce jour, à avoir présidé aux destinées de l’Union des journalistes sportifs africains à deux reprises, à travers le doyen Pathé Diallo (1978-1981) et Cheick Fantamady Condé (1982-1986). Depuis 2004 au congrès de Marrakech, ma modeste personne est membre du Bureau exécutif de l’AIPS-Afrique, avant d’être de 2013 à Sotchi à nos jours Vice -président. Vous comprendrez donc toute ma fierté de vous recevoir dans nos bureaux en plein CHAN, que nous mettons à profit pour échanger avec les confrères et les dirigeants du football africain. D’ailleurs, nous nous proposons d’offrir un dîner gala à la presse sportive présente à ce grand rendez-vous du cuir rond, le 1er février 2018, à la veille de l’Assemblée générale de la CAF. Si ce programme tient la route, le président Gianni Merlo de l’AIPS-Monde et Mitchell Obi, président de l’AIPS-Afrique, effectueront le voyage de Casablanca. Pour terminer, je vous remercie de cette visite qui témoigne de votre attachement au rayonnement de la presse sportive guinéenne, dont un bon bout à l’international est bien tenu par ma modeste personne, n’en déplaisent à mes détracteurs. La vérité est qu’on n’est jamais prophète chez soi.

Propos recueillis par

M. Bory Bah à Casablanca

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