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Féguifoot : Le président Antonio Souaré anime un point de presse trop sélectif

Un point de presse relatif à la publication des résultats des audits, a été animé par le président de la Fédération guinéenne de football, Antonio Souaré, ce 13 octobre au siège de l’Institution.

Une conférence de presse sélective, d’autant plus que seuls les médias jugés proches des dirigeants actuels de la Fédération guinéenne de football, ont été invités. Sur plus de 200 médias évoluant sur le terrain (radios, télévisions, presse écrite et presse en ligne), seulement quinze organes environ ont été conviés à ce point de presse.

Le reporter du site ‘’Guineeports.net’’ envoyé sur les lieux pour couvrir l’événement, a été prié de quitter la salle par les agents de la sécurité qui, comme on le voit, ont reçu des consignes fermes avant le début du point de presse.

Mamoudou Diallo, explique les faits : « Je suis arrivé au siège de la Fédération aux environs de 15h 40′ et j’ai trouvé un dispositif de sécurité impressionnant à la rentrée. Quand j’ai présenté mon badge, les agents de la sécurité m’ont dit que je ne suis pas invité. Mais, après l’intervention d’Aly Kader Touré et Ibrahima Diallo, ils m’ont finalement laissé l’accès libre. Je suis directement rentré dans la salle de conférences. Au moment où je voulais m’asseoir, Scifo Camara (chef protocole du président de la Féguifoot) est venu appeler Fodé Kaba (membre du Bureau de presse). Ils sont directement sortis pour venir s’attaquer aux gendarmes, en leur demandant pourquoi ceux-ci m’ont laissé rentrer. C’est ainsi que deux gendarmes sont venus dans la salle pour demander qui est Mamoudou Diallo. J’ai répondu que c’est moi et ils m’ont dit de sortir de la salle, parce que n’étant pas invité. Sans riposter, je suis sorti et j’ai quitté les lieux. »

Une pratique d’un autre âge qui démontre le manque de transparence qui caractérise la nouvelle équipe dirigeante de la Fédération guinéenne de football, qui se concentre plus sur une chasse aux sorcières, au lieu de poser des actes concrets sur le terrain.

Ce n’est d’ailleurs pas étonnant, car Antonio Souaré et son équipe qui sont hostiles aux critiques et qui ont beaucoup de choses à cacher à la presse critique du pays, continuent leur combat qui consiste à réduire au silence tous les journalistes qui ne partagent pas leurs opinions. Un combat perdu d’avance car tous les journalistes sportifs du pays n’ont forcément pas les mêmes comportements.

Cet état de fait n’est d’ailleurs pas un acte isolé, dans la mesure où depuis l’arrivée d’Antonio Souaré à la tête de la Fédération guinéenne de football, les journalistes sportifs ont été victimes de beaucoup de bavures : le même Mamoudou Diallo a été molesté par les gros bras d’Antonio Souaré lors du match Horoya AC-Espérance de Tunis au stade du 28 septembre ; le Secrétaire général de l’Association de la presse sportive de Guinée a été attaqué au même stade par son Etat-major…

Conclusion, le football guinéen n’est pas sorti de l’ornière avec cette nouvelle équipe dirigeante de la Fédération guinéenne de football, qui devrait plutôt se soucier des mauvais résultats actuels des différentes sélections nationales : Syli national A, Syli national féminin, Syli national Cadet…

Mamoudou Bory Bah

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